By site-Mx1G5g
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February 27, 2026
Moi et Nikki, on s’est rencontrés par un hasard total… sur un mur d’escalade. À ce moment-là, je faisais déjà de l’escalade de bloc depuis plusieurs années. Des amis voulaient m’initier à la moulinette, l’escalade attachée sur de plus grandes parois, et j’ai accepté d’essayer. Ce soir-là, des amis de mes amis étaient présents — et c’étaient en fait les amis de Nikki. Ironiquement, Nikki ne pouvait même pas grimper. Il avait le pied dans le plâtre. Lui, c’était un grimpeur de moulinette très expérimenté, mais cloué au sol. Ses amis l’avaient quand même convaincu de venir, en se disant qu’il pourrait assurer les personnes qui débutaient. Finalement, la seule personne qui ne pouvait assurer personne… c’était moi, parce que je n’avais jamais fait de moulinette. Et la seule personne qui ne pouvait pas grimper… c’était lui. Le groupe nous a donc naturellement jumelés, simplement parce que nos situations se complétaient déjà. Ce soir-là a été une évidence. Coup de foudre des personnalités et une vibe incoryable On s’est réécrit, on s’est revus, et très rapidement — très naturellement — on est tombés amoureux. À ce moment-là, l’entrepreneuriat n’était absolument pas dans nos plans. Nikki était électromécanicien, moi physiothérapeute. Un mois après notre rencontre, on habitait déjà ensemble. Mon logement avait été vendu, je devais quitter, et on a sauté dans le vide sans trop se poser de questions. Ce ne sera pas la dernière fois. Très vite, on a enchaîné les projets. Le premier? Acheter un vieux camper Toyota 1984 sur eBay, aller le chercher à Boston, le dédouaner, le ramener au Québec… sans vraiment mesurer la complexité de l’aventure. Avec le recul, on était d’une naïveté incroyable, mais aussi profondément dans le carpe diem. On a démonté ce camper-là au complet, on l’a reconstruit à notre image, et on a voyagé avec pendant plusieurs années. C’est aussi à travers ce mode de vie que le vélo électrique a tranquillement pris sa place. Pour Nikki, la conversion de vélos était déjà une passion, un passe-temps. On en amenait en voyage, on bricolait, on testait. Moi, je ne faisais presque pas de vélo à l’époque. Ce n’était pas un sport qui faisait partie de ma vie. Mais en voyant le potentiel du vélo électrique — et encore plus de la conversion —, autant comme conjointe que comme physiothérapeute, je suis tombée en amour avec l’idée. J’y voyais déjà un outil incroyable pour le mouvement, la santé et l’accessibilité. Quand Nikki a commencé à être malheureux dans son travail en usine, je lui ai proposé de partir son entreprise pendant que je garderais mon emploi. Vélo Conversio est né dans le sous-sol de notre maison. Et très rapidement, l’engouement a été tel que moi aussi, j’ai dû mettre ma carrière de côté pour embarquer pleinement dans l’aventure. Ce qui nous permet d’avancer ensemble depuis le début, au-delà du couple, c’est notre grande différence et notre immense complémentarité. On n’a pas les mêmes forces, mais on partage les mêmes valeurs : le plaisir, l’humain, l’action, et une certaine naïveté assumée face aux projets un peu fous. On n’a jamais eu peur de se lancer. Et c’est exactement ce qui nous a menés là où on est aujourd’hui.